• La perspective déconcertante du passeport sanitaire...


    Avant toute chose, premièrement, nous ne répéterons jamais assez que la santé est l’élément constitutif de l’être humain qui va pouvoir avoir cette faculté physique et intellectuelle de bouger, de s’alimenter, de penser, de jouir de ses droits ou encore de discerner le bien du mal, le vrai du faux et la vérité du mensonge. Chaque personne a une responsabilité morale sur sa santé, et je suis pour dire que la vaccination entre dans ce cadre pour lutter contre une quelconque maladie ou infection avec une décision prise au sérieux, pas avec des suppositions qui défient inutilement la science. Ce n’est que par le bien-être personnel que la société avance malgré nos différences de principes et nos imperfections. J’ai personnellement été vacciné contre le coronavirus car le bon sens et la raison l’emportent toujours sur des paradigmes faussés par nos émotions ou nos peurs infantiles.

    Deuxièmement, dans ce post, il n’y aura aucune volonté de sous-estimer l’ampleur de ce virus qui a endeuillé des milliers de familles en France et dans le monde. Mes pensées attristées vont à toutes ces victimes frappées par la brutalité sans pareille de ce virus planétaire. Nous devons toujours avoir en tête que les vaines polémiques et ce vieux réflexe pavlovien du sensationnalisme autour d’une hécatombe sociétale causée par ce virus ne feront pas revenir les morts et n’aideront pas à reconstruire le tissu social et la solidarité dont nous en avons tant besoin mais si souvent déchirés par des prophètes de malheur uniquement par souci d’audience et de chiffres… Nous devons surtout le respect au personnel soignant, incroyablement résistant et magistral, par la grâce de Dieu, pour faire tenir notre monde qui ne cessait s’écrouler en 2020 et début 2021. Il faut continuer à les accompagner pendant des années encore en cessant les coupes budgétaires sur un service public aussi précieux que l’hôpital pour des intérêts purement financiers qui sont des intérêts destructeurs.

    La perspective déconcertante du passeport sanitaire...

    Et troisièmement, il n’y aura pas non plus de légitimation du conspirationnisme qui est une mode de pensée qu’il faut à la fois écouter mais rejeter faute de rationalité dans ce que ses adhérents avancent comme arguments infondés.

    §§§

    Cela dit, je parlerai du pass sanitaire qui est un certificat attestant administrativement et juridiquement avoir fait deux doses de vaccin anti-coronavirus mais allant aussi profondément modifier la vie de millions de personnes en Europe et particulièrement en France, sans réellement interpeller ou faire réagir les pouvoirs publics autres que le pouvoir exécutif. La fondation de cette mesure est noble d’un point de vue sanitaire mais les structures qui la composent sont largement contraignantes et complexes au niveau humain et économique après 1 an de décisions coercitives exténuantes à tel point où l'on se demande si la France est un pays connu pour aimer le trop plein de règle qui mine l'émergence d'une société humaine et dynamique moralement et intellectuellement...

    En effet, ce n’est donc pas une simple décision publique mais un changement profond non-négligeable de notre quotidien où l’on empêchera, à partir du mercredi 21 juillet, les non-vaccinés au Covid-19 d’accéder à certains lieux ou événements publics (cafés, bars, restaurants, cinémas, événements festifs, rassemblement de plus 50 personnes…) sous peine de lourdes sanctions pénales.

    Ce pass sanitaire ne tient pas non plus compte des réalités du terrain : nous pouvons citer l’organisation logistique fastidieuse voire laborieuse de ces contrôles par différentes structures -publiques ou privées - qui n’auront pas toutes forcément les bases, ni les compétences, ni les moyens humains et matériels de faire respecter cette restriction. Nous pouvons aussi citer les moyens économiques ou financiers considérables d’une telle régulation à grande échelle… Mais ce sera surtout c’est un bouleversement, que je considère assez inquiétant, pour les libertés individuelles et collectives et pour l’égalité de chaque citoyen à accéder à certains espaces parce qu’ils n’auront tout simplement pas été vacciné deux doses…

    Je trouve cette mesure est aussi bien martiale que disproportionnée dans laquelle les discriminations seront nombreuses : en cas de non-respect de la présentation de ce pass, le citoyen pourra être condamné à 1 an de prison et 45 000€ d’amende, ce qui remet considérablement en question le respect de la dignité humaine, de la liberté de circuler (article 13 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme) et du secret médical de chacun.

    Ce seront donc bien les libertés fondamentales et l’activité économique de la Nation qui seront mises à rudes épreuves alors même qu’elles sont, de manière imprescriptible, inscrites dans les grands principes constitutionnels et dans les textes juridiques de droit public constitutionnel (lois, décrets, jugements et décisions).

    Historiquement, la contrainte a souvent été créatrice d’organisations bureaucratiques autoritaristes (à ne pas confondre avec l’autorité morale qui repose sur le respect des textes et des aspirations d’une population locale, régionale ou nationale) et nous avons contré ce type de gouvernance qui amène des désordres multiples, avec l’émergence de dissensions et de déconnexion flagrante entre les dirigeants politiques et le peuple, par un cadre juridique respectant les principes universels fondamentaux pour que nos générations et les suivantes puissent par exemple jouir de droits fondamentaux : de circuler, de travailler, de croire ou non en Dieu, de manifester ou encore de s’exprimer librement.

    Un tel chamboulement me paraît aussi disproportionné dans le sens où nous avons déjà ce qu’il faut pour enrayer cette pandémie, le vaccin et rien d’autre ! D’autant que ce dernier n’enraye pas scrupuleusement le virus mais sinon atténue le nombre de cas. Et je m’interroge vraiment sur l’efficacité à long terme de ce pass quand bien même nous sommes confrontés à la nature d’un virus qui continuera sûrement à muter.

     La troublante perspective du passeport sanitaire...

    Avec ce pass sanitaire, je crains que nous nous trompions de combat :

    ·       Parce que nous n’avons pas besoin d’infantiliser les gens mais plutôt besoin de pédagogie, d’appel à la discipline et de décisions tenant compte de l’acceptabilité sociale et de la gravité de ces mesures sur la psychologie humaine spécifiquement chez les jeunes. Nous avons un peuple qui demande l’inverse de ce qui est fait par les élites : à être entendu sur tous les sujets et à préserver ce qui lui est précieux, sa liberté et son avancée démocratique. Les décideurs ne peuvent contester cette évidence à défaut d’être considérés comme « autoritaristes » ou « hors des réalités », défauts si souvent reprochés en temps normal.

    Il est d’autant plus curieux d’instaurer la vaccination obligatoire à des soignants, 1 an tout juste après les avoir applaudis, alors qu’ils subissent la fatigue et au quotidien le manque de moyens financiers, matériels et surtout humains. Pourquoi la France, pays considéré comme celui de la liberté et de l’égalité prend ce virage d’infantilisation surtout contre ceux qui nous soignent ? Ne sommes-nous pas un peuple composé de sujets de droit responsable ?

    La vaccination oui, mais sans la contrainte. Les Etats-Unis et l’Allemagne l’ont bien compris en refusant cette politique de contrainte qui est contraire aux principes universels mais tout en ayant préféré la pédagogie et l’intelligence collective, qui sont des procédés considérés plus humains et incitatifs, tout en luttant contre le conspirationnisme qui « tue des vies » pour reprendre les termes Joe Biden, président américain.

    ·       Parce que nous ne pouvons non plus résumer une écrasante majorité de citoyens responsables qui ont scrupuleusement respecté les mesures pendant des mois en des comportements minoritaires irresponsables. En franchissant un palier avec ce pass sanitaire, nous augmentons la suspicion généralisée ainsi que le contrôle massif permanent qui transforment subtilement l’effort collectif en une sorte de séparatisme injustifié entre les vaccinés et les non-vaccinés, ce qui n’était justement pas l’objectif initial recherché du président Macron et de son gouvernement qui furent opposés à la vaccination obligatoire !

    Cette division non pertinente risque donc d’accentuer les désordres sociaux avec, d’une part, des difficultés de gestion assez importantes pour certains établissements qui n’auront pas forcément les moyens de ces contrôles, et d’autre part, des troubles comportementaux de rejet de cette mesure un peu partout sur le territoire dans l’espace public avec, pourquoi pas, des émeutes et des affronts entre les citoyens et leur police voire carrément entre les citoyens eux-mêmes !

    La société, en mutation constante tant au niveau économique et social, n’est-elle pas déjà fracturée par des enjeux sociétaux importants autre le coronavirus tels que l’immigration, la sécurité, les inégalités, le dérèglement climatique, tout cela parsemé par une classe politique absente quand il faut répondre à la population ?

    ·       Parce qu'il est choquant, idiot et caricatural de critiquer toutes les personnes non-vaccinés comme des antivaccins, des propagateurs du virus - cela reste une affirmation sans réelle donnée - ou alors comme des opposants politiques. Or, nous oublions que certains vont se faire vacciner mais s’assurent de faire leur devoir au bon moment, ou d’autres ont des problèmes de santé tels que des allergies ou des cancers qui rendent une vaccination impossible à cause d’un système immunitaire défaillant, ou encore d’autres catégories pas suffisamment sensibilisées ou gardant leur droit de faire ce que bon leur semble…

    La troublante perspective du passeport sanitaire...

    Par conséquent, au nom de quoi sommes-nous en droit de les blâmer ou de les rejeter de certains lieux dits « publics » ? Est-ce bien moral de forcer les récalcitrants même si des enjeux sanitaires sont en jeu ? En quoi gagnons-nous le combat ?

    Quant aux personnes frontalement et volontairement opposées aux vaccins, ils ont des opinions qui n’engagent qu’eux-mêmes. Surtout, il n’est pas utile de s’attarder exagérément sur ces cas sociaux puisqu’ils ne représentent qu’une minorité du peuple pourtant, lui, responsable et se faisant vacciner immédiatement à partir de décembre 2020. A l’heure actuelle, c’est presque 40 millions de personnes, sur une population de 67 millions de Français, qui se sont fait vacciner en ayant la pleine conscience de lutter contre ce virus à leur petite échelle ; je pense que nous devrions déjà saluer ce résultat au lieu d’aggraver exagérément le contexte actuel par un agenda médiatique qui ne représente très faiblement voire aucunement les réalités de terrain et le quotidien de millions de personnes. Ce sensationnalisme autour d’un virus n’est ni sérieux, ni productif mais bien anxiogène et amenant l’agenda politique à changer ses décisions au gré des émotions du moment et non plus sur des enjeux de long terme. N’oublions pas que parmi les opposants à ce pass sanitaire, un bon nombre est vacciné et refuse ainsi que leurs propres libertés, et celles de leurs proches et d’illustres inconnus, se voient arbitrairement modifiées après 1 an et demi de crises lassantes.

    §§§

    Je suis donc peu convaincu qu’une société de suspicion généralisée et du contrôle massif permanent amènent des résultats positifs et efficaces lorsqu’on a l’ambition de lutter contre un virus qui sera amené à évoluer sur le long terme (et pas uniquement pour le coronavirus).

    L’année 2020 n’a eu de cesse de nous montrer que les confinements et couvre-feux, décisions publiques extrêmement brutales humainement, ont été répétitif, toxiques et contre-productifs en impactant, d’une part, gravement les mentalités plus sujettes à l’anxiété, à la violence et au suicide, et d’autre part, l’économie avec des milliers de personnes se retrouvant sous le seuil de pauvreté quand les plus aisés gagnaient en fait davantage d’argent. Aujourd’hui, peut-on légitimement considérer, qu’avec l'apparition de variants, ces mois passés de (sur)restriction ont été efficaces ? Pas sûr, hélas.

    §§§

    Nous ne savons pas encore pour combien de temps nous aurons affaire à ce coronavirus mais ce qui est certain : d’autres formes de variants apparaitront (Organisation mondiale de la santé). Dans les années qui viennent, d’autres maladies apparaîtront à cause d’une démographie mondiale en augmentation et du dérèglement climatique qui engendreront alors d’autres modes de consommation, d’autres mouvements de populations, d’autres guerres (notamment de l’eau, un bien commun), etc. Ce tableau est sombre et nous pouvons nous poser la question de l’utilité de ce passeport sanitaire sur le long terme où toutes les sphères de la société seront touchées par la vague de sanitarisme et où quelconque décision respectant les aspirations et les libertés de chacun serait tristement absente de l’agenda politique...

    Je suis convaincu que la contrainte n’a jamais été une avancée dans toute communauté ou société bonnement constituée. Si nous choisissons donc la voie du tout sanitarisme, notamment par ce passeport sanitaire, les mois et années qui viennent seront très préoccupants où chacun devra rentrer dans une norme qu’il n’a pas voulu au départ. Je pense que nous aurons une démocratie décadente, séparatiste et vivant dans la peur perpétuelle sans jamais réellement innover ou avancer dans l’inconnu alors que nous devons justement accepter cet état de fait naturel. Ne pas accepter que nous ne puissions pas tout maîtriser est un état d’esprit hâtif et faible quel que soit le contexte. A nous de rester vigilant et responsable face au virus mais aussi face aux dérives que je vois, malheureusement, venir…

    La perspective déconcertante du passeport sanitaire...

    Alors que nous devions lutter contre un virus avec sang-froid et patience, nous voilà paradoxalement de freiner la vie de millions de personnes (non-vaccinées et vaccinées contrairement aux apparences). Tout cela devient maladif et déconcertant...

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  • Le meurtre est une réponse injustifiable lorsque l’on est en désaccord avec autrui. Ça l’est davantage quand on touche à un enseignant qui est un catalyseur de notre réussite personnelle et collective au sein de notre société.

    Qu’est-ce qui pousse un individu de 18 ans à commettre pareil acte contre pareille personne ? Cela relève de l’ordre éducative mais surtout psychologique... ou d'une chose qui nous échappe complètement. Au final, qu'on le veuille ou non, la société est responsable de cet échec: nous n'avons pas su répondre à cette jeunesse qui dérive.

    Je le dis avec force : les religions ne s’intègrent aucunement dans cette bestialité et qu’elles ne doivent aussi nullement s’en excuser d’être des victimes perpétuelles. Il existe évidemment des personnes qui veulent faire de la religion un instrument politique ; il faut les combattre où on les trouve sur le terrain comme sur Internet, quel que soit l’arsenal juridique, à condition de respecter scrupuleusement l’ensemble des normes juridiques qui protègent les Droits de l’Homme et la liberté de culte. L’absurde est de porter le chapeau aux millions de personnes croyantes en France qui sont majoritairement bien intégrées aux problématiques de nos sociétés contemporaines : en tant que contribuables, usagers, citoyens, pour des postes de travailleurs, chefs d’entreprises, professeurs (justement !), docteurs, entrepreneurs, étudiants, tout cela en étant plus ou moins engagées dans leurs communautés, leurs entreprises, leurs services publics ou encore dans les affaires politiques, économiques et sociales.

    Pourquoi refuse-t-on autant de se focaliser sur ces personnes qui font avancer la France d'une manière ou d'une autre ? Pourquoi se focalisent-on autant sur de vaines polémiques ne débouchant sur aucune issue concrète ni favorable ? Est-ce qu’allumer des incendies produit des effets escomptés quant aux questions sensibles ?

    Ce sont des facteurs qui déchirent le tissu social et qui entravent l'Histoire d'un pays fondamentalement divers. A l’international, nous sommes jugés par notre fermeture croissante dans le temps ainsi que par l'autoritarisme des pouvoirs publics sur ses fonctions régaliennes. La France est en retard dans l’inclusion des différentes composantes au sein du travail ou des affaires politiques.

    Soyons honnêtes : depuis les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015 jusqu’à ce méprisable attentat touchant ce professeur de Conflains-Sainte-Honorine, quelles réponses ont été approuvées unanimement et mises en œuvre efficacement pour lutter contre l’ennemi ? Très peu.

    Quand on regarde les débats, il n’y a pas eu de réelles avancées : à chaque drame national c’est l’émotion qui domine plus que la raison même chez les responsables politiques censés apaiser et proposer des solutions puissantes. L’émotionnalisme a des effets contre-productifs créant une approbation irraisonnée des thèses, ô combien, fantaisistes et dangereuses pour nos démocraties. On ne se rend plus compte que cela fait le jeu des terroristes. C’est en fait une sorte d’effet boule de neige irresponsable que les dirigeants politiques ainsi que l’intelligence collective peinent malheureusement à enrayer même si le choc de l'instant est légitime.

    À titre d'information, tellement l'idéologie terroriste n'a aucune base rationnelle, la majorité des victimes du terrorisme dans le monde sont paradoxalement des Musulmans (au moins 80% d'entre eux) et cette information doit donner matière à réfléchir pour les esprits les plus ignorants et méprisables possible...

    « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde » disait le regretté président Nelson Mandela.

    Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui où la violence symbolique, verbale, physique et psychologique – avec une perte totale des valeurs et des principes moraux les plus essentiels à notre équilibre psychologique et spirituel – n’ont jamais été aussi accrues dans le monde, c'est très frustrant et très inquiétant !

    La liberté d’expression / d’opinion, l’ouverture des esprits / des consciences, l’agilité intellectuelle, la curiosité, l’apprentissage, la transmission et la connaissance continue sont des forces incontournables de toute société pérenne. Sans ces ressources il est inutile de demander la paix, de meilleures conditions de vie et de se plaindre que tout va mal en cherchant des boucs émissaires.

    Les enseignants sont là pour répondre aux inégalités entre les élèves ayant un capital culturel élevé et ceux venant de milieux modestes ou populaires. Présents aussi pour lutter contre la fracture numérique, nos enseignants sont aussi là pour instaurer la cohésion nationale à travers le savoir. Il faut un réel problème d'ordre psychologique pour manquer de respect à l’institution scolaire car ans cette institution c'est notre capacité de raisonner, de parler intelligiblement ou de s’instruire par les livres ou les documentaires qui serait mise à mal dans lequel règnerait les esprits ignorants ou haineux qui s'épanouissent dans le désordre moral et institutionnel.

    Le meurtre épouvantable du professeur Paty nous rappelle à quel point la vie peut basculer soudainement. Cette tuerie nous rappelle aussi à quel point l’enseignement doit être préservé et renforcé dans nos écoles profanes, religieuses, culturelles, artistiques… Je souhaite vivement qu’on crée davantage d’écoles, loin des stigmatisations, qui apprennent encore à tous les publics les valeurs humaines (partage, solidarité, ouverture, importance de la connaissance de soi / des continents...), les sciences religieuses et sociales, l'importance de l'engagement civil et politique, etc. Des écoles qui renforceraient l’institution scolaire actuelle par le partage de la pensée, par l’incubation de nouvelles idées pour la société. Des écoles vectrices de l’intelligentsia où les classes populaires et moyennes seraient majoritaires et porteuses d’un changement profond une majorité de personnes souhaite dans un monde sombre et incertain à l'ère du Covid-19. La France a besoin de confiance seulement s'il y a unité de toutes ses composantes pour mener à bien ce projet audacieux.

    En France, l'Islam, qui provoque des interrogations pour beaucoup, devrait être plus éclairante pour les consciences voulant découvrir une religion tolérante et ouverte. Cela devrait passer par la formation renforcée des imams, acteurs eux aussi de changements dans nos sociétés même si nous ne le voyons pas. Pour ce faire, comme il n'existe qu'une école française officielle, il est préférable d'avoir une multitude d'écoles prodiguant le savoir coranique et théologique par des professeurs / docteurs diplômés et certifiés.

    Pour conclure, si nous voulons que les choses bougent et s'améliorent, nous devons donc arrêter de voir les communautés comme une source d’obscurité crasse. Il faut accepter que notre monde change perpétuellement en profondeur. Le repli sur soi est un réel cancer de l’épanouissement personnel et du bien-être global. Nos hommes politiques ont donc la ferme responsabilité d’apporter des solutions qui unifient la Nation puisqu'en fin de compte, tout est lié et coordonné : si nous sommes unis au niveau sociétal, nous serons dynamiques économiquement, socialement avec une meilleure attractivité de notre pays. Ce qui a l'air simple ne l'est pas en réalité mais on ne construit pas une Nation sur des clivages inutiles de long terme malgré nos différences d'approches et de culture.

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