• La nécessité de dénoncer les violences institutionnelles et raciales

    Les années passent, les injustices s’installent de plus en plus dans nos sociétés…

    A travers les siècles, l’homme s’affirme comme un animal social désireux d’assouvir sans état d'âme des besoins aussi brutaux qu'inavouables, cela dans tous les domaines.

    Cependant, le réel problème est lorsque l’irréparable se produit dans nos institutions et précisément chez ceux censés protéger et améliorer la vie des gens.

    Au commencement du siècle 21, nous ne pouvons plus nous taire et tolérer les discriminations, les violences physiques, les bavures policières ou les meurtres sans pitié qui touchent principalement les minorités visibles de par leur couleur de peau, leur origine / classe sociale, ou de leur religion. Tous ces faits sont inexcusables et méritent les sanctions les plus rigoureuses. Nier ces injustices c’est s’inscrire dans l’irresponsabilité et nous placer en tant qu’acteur-complices de celles-ci.

    Pourquoi devoir absoudre la vérité devant l’évidence ?

    Une jeune femme qui avoue sa peur de passer devant les policiers à cause de sa coupe de cheveux est-elle forcément dans le mensonge quand bien même les bavures existent et touchent souvent les personnes « différentes » ? La violence des manifestations pour faire cesser les injustices (de toute sorte au-delà des races) n’est-elle pas une réaction normale et proportionnelle à ce que peuvent vivre injustement des millions de personnes dans le monde chaque jour avec silence au lieu de s’en étonner ? Pourquoi vouloir à tout prix vilipender, condamner, réprimer toute sorte de lutte légitime ou de vérité contre les violences policières et institutionnelles et ne pas reconnaître ces faits ? Pourquoi la majorité de nos élites politiques choisissent-elles obstinément de rallumer des polémiques d'un camp contre l'autre lorsque nous sommes devant l’évidence et surtout lorsque nous devons nous unir dans la lutte contre les injustices ?

    Nos cœurs et nos esprits rationnels se sont-ils volatilisés ? Oui, nous sommes dans le règne de l’immaturité accentuée par les réseaux sociaux sous couvert de liberté d’expression où la parole anonyme raciste, calomnieuse et xénophobe s’est libérée grâce justement à l’immoralité en plus de l’inaction de nos institutions sur ces phénomènes inquiétants.

    La cause d’une société malade provient d’institutions faibles.

    Oui, nous devons continuer à dénoncer avec véhémence et courage ce qui ne va pas au risque de donner raison aux prophètes de malheur. Dénoncer et une question de principe moral auquel les grands personnages de l’Histoire se sont attachés pour la liberté, la paix et l'égalité des peuples : il s’agit d’arrêter pour de bon ce qui nous est mauvais, de vivre ensemble et de donner plein droit aux minorités visibles ainsi qu’aux personnes différentes qui ont le droit fondamental d’évoluer dans la société. Lorsque nous sommes touchés par le cancer de l'intolérance et de la violence, individuellement que collectivement, nous devons le dénoncer et réclamer des réformes abouties spécifiques sur le rôle de la police-justice.

    La conséquence de la violence dans la société ainsi que du silence qui en résulte mènent irrémédiablement à la loi du plus fort et à la montée du populisme qui légitimerait l’anormal à travers les violences policières, la lutte contre le vivre-ensemble, la persécution d’une religion et d'autres troubles…

    Il ne s’agit pas de donner raison à une colère se transformant en une violence irrationnelle venant d’en-bas qui serait alors contre-productive mais qu’enfin cessent les injustices évoquées par des réformes de moralisation plus poussées pour les institutions : éthique irréprochable, rapprochement banlieue-police, sanctions immédiates et condamnation judiciaire systématique pour tout acte ne relevant pas d'une fonction d'intérêt général, etc.

    Je veux rendre hommage aux victimes de bavures ainsi qu’à ceux touchés injustement dans leur dignité par la violence et les inégalités sociales et ethniques quotidiennes.

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