• Les années passent, les injustices s’installent de plus en plus dans nos sociétés…

    A travers les siècles, l’homme s’affirme comme un animal social désireux d’assouvir sans état d'âme des besoins aussi brutaux qu'inavouables, cela dans tous les domaines.

    Cependant, le réel problème est lorsque l’irréparable se produit dans nos institutions et précisément chez ceux censés protéger et améliorer la vie des gens.

    Au commencement du siècle 21, nous ne pouvons plus nous taire et tolérer les discriminations, les violences physiques, les bavures policières ou les meurtres sans pitié qui touchent principalement les minorités visibles de par leur couleur de peau, leur origine / classe sociale, ou de leur religion. Tous ces faits sont inexcusables et méritent les sanctions les plus rigoureuses. Nier ces injustices c’est s’inscrire dans l’irresponsabilité et nous placer en tant qu’acteur-complices de celles-ci.

    Pourquoi devoir absoudre la vérité devant l’évidence ?

    Une jeune femme qui avoue sa peur de passer devant les policiers à cause de sa coupe de cheveux est-elle forcément dans le mensonge quand bien même les bavures existent et touchent souvent les personnes « différentes » ? La violence des manifestations pour faire cesser les injustices (de toute sorte au-delà des races) n’est-elle pas une réaction normale et proportionnelle à ce que peuvent vivre injustement des millions de personnes dans le monde chaque jour avec silence au lieu de s’en étonner ? Pourquoi vouloir à tout prix vilipender, condamner, réprimer toute sorte de lutte légitime ou de vérité contre les violences policières et institutionnelles et ne pas reconnaître ces faits ? Pourquoi la majorité de nos élites politiques choisissent-elles obstinément de rallumer des polémiques d'un camp contre l'autre lorsque nous sommes devant l’évidence et surtout lorsque nous devons nous unir dans la lutte contre les injustices ?

    Nos cœurs et nos esprits rationnels se sont-ils volatilisés ? Oui, nous sommes dans le règne de l’immaturité accentuée par les réseaux sociaux sous couvert de liberté d’expression où la parole anonyme raciste, calomnieuse et xénophobe s’est libérée grâce justement à l’immoralité en plus de l’inaction de nos institutions sur ces phénomènes inquiétants.

    La cause d’une société malade provient d’institutions faibles.

    Oui, nous devons continuer à dénoncer avec véhémence et courage ce qui ne va pas au risque de donner raison aux prophètes de malheur. Dénoncer et une question de principe moral auquel les grands personnages de l’Histoire se sont attachés pour la liberté, la paix et l'égalité des peuples : il s’agit d’arrêter pour de bon ce qui nous est mauvais, de vivre ensemble et de donner plein droit aux minorités visibles ainsi qu’aux personnes différentes qui ont le droit fondamental d’évoluer dans la société. Lorsque nous sommes touchés par le cancer de l'intolérance et de la violence, individuellement que collectivement, nous devons le dénoncer et réclamer des réformes abouties spécifiques sur le rôle de la police-justice.

    La conséquence de la violence dans la société ainsi que du silence qui en résulte mènent irrémédiablement à la loi du plus fort et à la montée du populisme qui légitimerait l’anormal à travers les violences policières, la lutte contre le vivre-ensemble, la persécution d’une religion et d'autres troubles…

    Il ne s’agit pas de donner raison à une colère se transformant en une violence irrationnelle venant d’en-bas qui serait alors contre-productive mais qu’enfin cessent les injustices évoquées par des réformes de moralisation plus poussées pour les institutions : éthique irréprochable, rapprochement banlieue-police, sanctions immédiates et condamnation judiciaire systématique pour tout acte ne relevant pas d'une fonction d'intérêt général, etc.

    Je veux rendre hommage aux victimes de bavures ainsi qu’à ceux touchés injustement dans leur dignité par la violence et les inégalités sociales et ethniques quotidiennes.

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  • Il n’y aura aucune autre crise que le coronavirus pour se rendre compte de l’ampleur du travail mené par les médecins, les chirurgiens, les infirmiers, les aides-soignants, les étudiants / bénévoles en médecine, les pompiers / policiers, les psychologues / psychothérapeutes, travailleurs sociaux, personnel de maisons de retraite, etc.

    Autrefois ignorés, ils se sont révélés les véritables piliers de notre quotidien pour sauver, soigner, rassurer les malades, les familles touchées par le deuil et nous aider à affronter la plus grosse pandémie jamais observée depuis un siècle à travers notamment le message « sauvez des vies, restez chez vous » et par les gestes sanitaires à respecter. 

    Connaissant le monde de l’hôpital il n’y a aucun mot pour décrire la tâche exécrable que le personnel hospitalier est prêt à sacrifier au détriment de sa propre santé, par-delà le peu de reconnaissance d’un système politico-financier dépassé et bureaucrate.

    Il ne reste plus qu’aux décideurs politiques d’agir en faveur du personnel hospitalier : débloquer massivement des moyens humains, financiers et matériels pour les hôpitaux et les cliniques qui ne peuvent supporter la charge administrative, l’insalubrité des moyens matériels, la dégradation des conditions de travail ainsi que le gel des salaires depuis des années.

    Nous aurions fait un grand pas si nous respections la santé avant les intérêts économiques aussi éphémères que destructeurs.

    ***

    Pas de mot puissant non plus pour remercier les associations de quartiers, les agriculteurs ruraux, les caissiers, les éboueurs, les lieux de culte et les fonctionnaires qui assurent la continuité et qui prennent soin de la vie en société.

    Sans leur présence, nous aurions peu supporté le contexte de confinement.

    ***

    Ce que j’ai appris de cette crise : rien n’est acquis et que dans les ténèbres peuvent jaillir les meilleures initiatives. C’est à travers ces moments que nous pouvons voir l’état d’une société et le visage de l’Homme.

    J’ai été étonné négativement comme positivement.

    Profondément mal à l’aise quant aux diverses défaillances de l’Etat sur le stock et l’utilisation des masques, sur le nombre insuffisant de respirateurs artificiels et sur les erreurs à répétition du pouvoir exécutif ; et d’autre part mal à l’aise par le manque de solidarité entre les Etats de l’Union européenne.

    La déception également par des comportements parfois outranciers en début du confinement comme cette frange se ruant violemment vers les magasins. Ou comme ces personnes ayant transmises des informations fausses et comploteuses sur les réseaux sociaux autour de la pandémie sans aucune source ou donnée scientifique alors que le nombre de morts qui augmentait ne prêtaient pas à de telles irrationalités.

    Mais j’ai souvent été rassuré par la bonté humaine entre les bons samaritains et les hôpitaux notamment dans l’octroi de fournitures sanitaires et de denrées alimentaires, entre les associations et les populations pauvres, entre les personnes riches et les classes populaires et entre les générations elles-mêmes. Les communes se sont aussi données corps et âmes pour assurer un maximum de services à la population.

    Et que dire des applaudissements aux balcons à 20 heures… Dans une mer agitée de problématiques, un bol d'air d'union fraternelle. Tous à la même échelle, au-delà de féliciter nos soignants, c’est une reconnaissance que nous devions à ceux qui se battent pour avancer le monde sur de meilleures voies.

     

     

    J’ai aussi compris qu’un événement incongru pouvait bouleverser totalement l’ordre planétaire et mettre à mal nos projets futurs, ce qui a été frustrant personnellement et collectivement pour beaucoup engendrant peut-être perte d'un être cher, perte économique, perte d'un emploi, perte de vitalité sociale, perte de ne pas pouvoir prier dans un lieu de culte ou ne pas pouvoir faire du sport...

    Nous n’avons aucune maîtrise du temps et des événements, seul le Tout-Puissant a un pouvoir éminent, incontestable et inexplicable sur des choses qui touchent à nos destins, bon gré mal gré.

    ***

    La crise financière qui s’annonce sera aussi terrible pour certaines populations. 

    D'une part, cela mobilisera davantage les solidarités entre les hommes qui ne devra pas être relâché après le déconfinement ; il sera alors hors de question de toucher aux acquis sociaux et à ce qui touche aux services publics, et ce serait totalement cracher sur les enseignements fondamentaux de cette crise.

    Ce qui revient d'autre part à un changement d'une vision politique et à la transformation des mentalités : cette crise a démontré le dévouement sans faille de "ceux qui ne sont rien" et montrer aussi la désunion des élites politiques européennes. Le monde d'avant covid-19 semble avoir fait son temps. Les modèles sociaux qui se sont sophistiqués à la rentabilité croissante ou à la concentration des richesses se retrouvent aujourd'hui coincés à la perte progressive de leurs intérêts. Nous devons donc faire de l'économie et de la finance de demain source de solidarité profonde envers ceux qui se battent chaque jour pour gagner leur pain au risque de retomber dans les mêmes travers.

    ***

    Un hommage national aux soldats de terrain ainsi qu'aux nombreux disparus n'est pas une idée farfelue. Ce serait l'occasion d'exprimer un message : la dignité de la personne humaine quand celle-ci est malmenée par des circonstances incongrus.

    Le covid-19 a marqué par sa gravité, par son ampleur planétaire, par le nombre de malades et de morts, par les décisions exceptionnelles qu'ont dû prendre les dirigeants, par les retombées économiques catastrophiques et par la cohésion forte entre les hommes qui devra, elle, perdurer.

    Nous pourrons évoquer aux générations futures les enseignements en leur disant de ne céder à aucune panique et en restant fort et uni lors de graves crises.

    ***

    Prenons soin de nous et reconnaissance aux personnes mobilisées.

    L'époque covid-19... ce que nous pouvons retenir

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    Quelques pensées sur le Covid-19

    Co = corona ; Vi = virus ; D = disease (= maladie) ; 19 = 2019

    Le coronavirus est désormais considéré comme une pandémie mondiale.

    Ce virus peut avoir des répercussions sévères sur l’organisme pour les personnes âgées et vulnérables où les risques de mortalité sont plus importants.

    Ce covid-19, virus de forme nouvelle apparu en 2019, nous rappelle la fragilité de l’Homme face à la maladie ainsi qu'à la fragilité du système économique et financier qui ne cessent de s’engouffrer : fermetures de petits commerces et de TPE, pertes de chiffre d'affaires pour les grandes entreprises, chutes boursières jamais vues, augmentation des déficits publics et des dettes au niveau mondiales...

    C'est dans ce contexte si particulier que l'on perçoit l'ordre du monde comme indissociable à la santé humaine.

    Les questions de civilisation doivent être placés en première ligne des politiques publiques plutôt que les intérêts comptables, économiques et financiers caractérisés par l’éphémère et l'instabilité lorsque ces intérêts ne vont pas vers une répartition des richesses entre la population et vers une allocation des ressources pour les services publics.

    Le système économique et financier d'avant-coronavirus est dépassé.

    Les intérêts liés à la rentabilité et aux profits permanents ne répondent plus aux besoins sociétaux et ne sont même plus signe de croissance durable et responsable au vue de nombreuses tensions et d'inégalités dans le monde. Nous voyons d'ailleurs que l'Union européenne est impuissante à trouver des solutions pour une soi-disant puissance régionale si ce n'est octroyer des aides aux entreprises et aux banques. L'UE, du fait de sa vision néo-libérale, est aussi incapable de s'unir en tant de crises, nous l'avons constaté lors de la crise de la dette grecque en 2011. D'ailleurs, les dettes souveraines en Europe dépasse le cadre prévu par les traités, ce qui remet toujours plus en cause leur remboursement quasiment impossible.

    L'imprévisibilité peut frapper subitement les grandes puissances sans que les dirigeants puissent prévoir et maîtriser complètement la complexité et les enjeux d'une telle crise. Ils peuvent néanmoins réétudier les politiques publiques encore trop inégalitaires comme expliqué ci-dessus.

    §§§

    La santé est le fondement de la vie.

    Pour nous, cette calamité nous rappelle que rien n’est acquis ou définitif. Nos idéaux et nos routines sont remis en question. Face à une mortalité accrue, nous devons prendre conscience que la vie ne tient plus qu'à un fil, elle est pleine de rebondissements.

    Ce qui touche à la santé doit être évidemment combattu, surtout quand le mal menace la prospérité et la stabilité d'un monde souvent imparfait.

    Les mesures gouvernementales, fussent-elles rigoureuses, quand elles s’appuient sur des données objectives et scientifiques, sont légitimes pour faire face à une propagation et ne peuvent que s’appliquer et qu’appeler à une responsabilité collective. Plus une entité locale, régionale, nationale ou communautaire se soude avec ses différentes composantes, mieux nous pouvons faire face à l’ennemi visible ou invisible.

    Hélas, nous voyons encore beaucoup de psychose autour du coronavirus : fausses informations, discrimination envers les Asiatiques, ruée irrationnelle et violente vers les magasins... Cette maladie est bénigne dans 98% des cas et surtout la maladie ne doit pas nous empêcher de vivre pleinement malgré tout ce qui peut être dit. Ce covid 19 doit donc nous faire penser à ces malades qui souffrent dans la plus grande indifférence mais arrivant encore à se relever.

    Les épreuves viennent là nous rappeler notre fragilité et à changer notre vision fantasmagorique des choses.

    §§§

     J'ai une estime toute particulière aux aides-soignants, infirmiers, médecins et chirurgiens pour leur dévouement et leurs efforts désintéressés pour affronter de telles situations où une chape plomb leur tombe quotidiennement, bien avant le coronavirus, sur la tête.

    A titre personnel, connaissant le monde de l'hôpital,  j'atteste grandement du mérite que le personnel hospitalier dégage malgré la dureté des conditions de travail et des soins à prodiguer sur chaque patient.

    Nous leur devons une reconnaissance absolue.

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  • La libération de la parole des femmes est une voie digne et respectable. Les problématiques liées aux propos chocs, violences conjugales, agressions ainsi qu'aux harcèlements ou aux féminicides ne peuvent - et ne doivent - plus être passées sous silence ou ostensiblement ignorées. Nous avons la responsabilité de condamner ces infamies. La lutte féministe est une lutte permanente contre toute sorte d'inégalité sociale ou économique.

     

    Réflexion sur le danger du féminisme en ligne

     

     

    Ces questions morales éveillent les consciences collectives dans une société qui abaisse encore la Femme, présentée comme un objet de fantasme, notamment à travers la publicité, les films et les séries, en contradiction avec la réalité. Nous avons la résistance du patriarcat dans un monde qui se dit moderne et avancé.

     

    Cette libération met donc fin au scandaleux prix du silence d'une douleur qui ne peut être décrite qu'avec de simples mots, mais pourtant renfermée pendant plusieurs années dans une même psychologie. Il n'est jamais facile de parler d'un traumatisme, indépendamment de la nature ou des circonstances des faits.

     

    Cependant, avec le tsunami de l'affaire Harvey Weinstein (grand producteur à Hollywood mais réputé être grand "prédateur sexuel"), ce combat pour l'égalité homme-femme et pour une meilleure considération des femmes au sein de la société a été profondément dénaturé par ce poison qui prend une proportion grandissante : le féminisme Internet. J'ai toujours eu des réserves face au mouvement Me Too ou "Balance Ton Porc" parce que l'émotion a souvent pris le dessus sur la raison.

     

    J'expose les raisons pour lesquelles le féminisme en ligne sert des intérêts contraires à celles (et ceux) qui se battent réellement et sainement sur le terrain pour la place des femmes.

     

    • Placer dans une même étable les hommes. Il est absurde et inacceptable d'uniformiser le mal à ceux n'ayant rien à voir avec les problématiques soulevées. Par exemple, un regard ne vaut pas harcèlement ; ou une blague ne vaut pas sexisme ; ou une opinion ne vaut pas une attaque gratuite contre les femmes en général. Le féminisme en ligne a accentué cette psychose où l'homme est perpétuellement un danger pour la femme, sans le moindre argument pour étayer cette ineptie. Il subsiste, cependant, une responsabilité individuelle et collective pour condamner les propos sexistes, le harcèlement de rue et les attouchements irrévérencieux dans les lieux publics.

     

    • L'acharnement contre-productif à longueur de temps sur une personnalité publique ou privée dans les médias - quels que soient les faits reprochés. Le tribunal judiciaire ne doit pas disparaître au profit du tribunal médiatique qui se complaît au sensationnalisme et à la division d'une société déjà bien fragmentée. Toute dénonciation est honorable à condition que nous ayons des preuves et que nous ne dépassions pas une certaine limite aux émotions légitimes. Les exemples les plus marquants furent les affaires Tariq Ramadan et Gabriel Matzneff qui ont secoué les sphères intellectuelles et dans lesquelles les réseaux sociaux se complaisaient à ajouter des réflexions inutiles, insultants envers les personnes présumées coupables et lançant des théories sans la moindre mesure et sans la moindre surveillance des autorités compétentes.Réflexion sur le danger du féminisme en ligne 

     

    • Les religions qui auraient asservie ou abaissée la Femme, notamment à cause d'une trop grande intransigeance sur ses droits et ses libertés. La libération de la parole a trop souvent mis l'accent sur la libération de la haine du religieux qui n'est plus dans les limites de la liberté d'expression et du combat féministe. Elles ont été, sans fondement, taxées de rigorisme ; cela s'est traduit notamment par des (faux) débats autour du voile « incompatible aux valeurs républicaines » et de la laïcité. Au final, peu d'avancées sur la cause féministe quand les meurtres, les homicides et le harcèlement prospèrent quotidiennement religion ou non.

      Le poison du féminisme Internet

      Nous savons que chacun a une conception bien différente de la religion, c'est un cheminement personnel et intellectuel, sans pour autant omettre que des fondamentalistes plutôt attachés aux traditions se servent immoralement, et sans lire les textes, de la religion pour commettre turpitudes à l'égard des femmes.

      Les religions musulmane, chrétienne et juive ont une identité et une confession différente qui, dans le fond, ont plus apporté de sérénité et de paix chez les croyants que de gênes et de calomnies dessinées par les féministes virtuels, les démagogues, les extrémistes politiques avec une véhémence médiatique jamais vue qui divise encore davantage la société. Il est donc hors de question d'étaler des questions d'ordre privé et spirituel dans le débat public et médiatique.

     

    • Les réseaux sociaux ont permis l'essor d'une contre-révolution à la libération de la parole avec ce fameux paradigme où la Femme serait plus libre de son corps, de faire ce qu'elle veut au risque de tomber dans le ridicule. Avec l'affaire Weinstein, il y a eu une sorte d'exagération dans l'émancipation de la Femme : plus libre de s'afficher de manière obscène en montrant son intimité, plus libre pour les publicitaires d'afficher ou de diffuser des contenus dénaturant davantage l'image de la Femme  (pub NANA sur les serviettes hygiéniques qui m'a particulièrement gêné avec des vulves qui chantent...), plus libre d'oser affirmer que les femmes sont supérieures aux hommes, et toute pleine de curiosité farfelue...

     

    ***

    J'ai vu que les utilisateurs encartés "féministes" avaient une utilisation de plus en plus partisane des réseaux sociaux et non rationnelle. L'important, après la libération de la parole, est la proposition d'actes concrets qui engagent l'intérêt général. J'ai toujours pensé que deux principes fondamentaux devraient prévaloir :

    →   une Justice qui écoute et qui sanctionne sévèrement les actes perpétrés sans qu'une affaire soit systématiquement classée sans suite. Les vengeances meurtrières de certains hommes violents après une non-condamnation sont non-négligeables.  Il est grave qu'un État de Droit failli à sa mission d'intérêt général régit par la Constitution et les textes fondamentaux, celle de protéger les femmes en souffrance, souvent seules sans écoute ni considération.

     

    →   des moyens financiers et matériels ainsi qu'une coordination des services d'aide et de soutien aux femmes victimes de violences physiques et morales.

     

    Je tiens à préciser que ces observations objectives ne sont pas là pour empiéter les combats mais bien d'alerter sur les dérives que pourrait représenter le féminisme en ligne et donc, d'une certaine façon, de lancer un appel à la raison.

     

    Je tiens aussi à dire que les femmes n'ont pas forcément besoin du féminisme pour revendiquer leurs droits même s'il subsiste différents courants du mouvement.

     

     

    Bref, gardons raison d'être !

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    Les Gilets Jaunes révèlent parfaitement le cri d'une époque, une insurrection des consciences, le malaise profond d'une société française faisant face à une bureaucratie élitiste, en manque d'empathie et de gestes forts, et qui brise le quotidien de milliers de Français qui, eux, ne savent plus quoi faire, ni par quoi passer pour se faire entendre. Dans une marée de normes, de charges et de règlements, l'épanouissement et l'harmonie sociale deviennent quasiment impossibles. La colère est donc légitime et même nécessaire pour faire avancer le progrès humain. Les revendications nationales sont inévitables quand des gouvernements successifs n'ont pas été en mesure d'écouter et d'entendre suffisamment puis agir véritablement sur les maux de notre époque, si ce n'est davantage conforté un système inégalitaire en plus de la complexité des institutions.

    Nous vivons ainsi dans une époque historique où la violence et la haine n'ont jamais été aussi présentes dans une société déjà fragmentée par les inégalités sociales, économiques, fiscales et territoriales.

    C'est très caractéristique de l'Histoire des mouvements sociaux en France. On peut citer :
    _  Mai 1968 avec une fracture sociétale et générationnelle profonde entre un pouvoir étatique d'après-guerre se révélant défaillant et la jeunesse accompagnée de la classe moyenne-populaire ayant besoin d'un souffle, d'une autonomie et d'une indépendance.

    _  Les « grandes grèves » de 1995 qui ont confronté les travailleurs avec le pouvoir pendant plusieurs mois à cause de réformes structurelles (services publics, assurance maladie, retraites, régimes spéciaux) jugées technocratiques et hors des préoccupations; ces mouvement ont paralysé tout le pays aussi.

    _  Je peux également prendre les manifestations étudiantes de 2006 contre le Contrat Première Embauche ou les grèves de 2010 sur les retraites

    Tout ces exemples pour démontrer que les mouvements sociaux - petits ou grands - peuvent paralyser l'activité économique et sociale en accentuant davantage la fracture et le divorce entre le pouvoir et le peuple. La crise des Gilets Jaunes est un mouvement qui marquera durablement la société puisqu'elle transporte, en elle, des failles de notre système presque à bout de souffle. Aujourd'hui, nous comptabilisons plus de 19 semaines de mobilisations émaillées de violences et de rancœurs et nous avons rarement vu ça dans notre histoire contemporaine !

    Nous avons d'un côté, un peuple vivant dans la souffrance et qui demandent à être entendu et surtout à agir en profondeur sur des sujets capitaux : raz-le-bol fiscal, inégalités économiques, pouvoir d'achat, situation critique du travail et de l'emploi, justice sociale, missions régaliennes et administratives de l'État, réchauffement climatique, libertés fondamentales, éducation et enseignement supérieur, retraites, etc.

    Ces hommes et ses femmes - de toute horizon - qui luttent toute leur vie, non pas pour vivre mais survivre, ont le sentiment d'être rejetés et relégués à des citoyens esclaves d'une société d'argent, de taxes et de surconsommation.

    J'insisterais sur le fait qu'il ne faut pas tout attendre de nos dirigeants politiques et de l'État au risque d'être déçu et choqué par la violence symbolique (pouvoir des dominants sur les dominés) que nous inflige également les médias dans un sensationnalisme éblouissant, en diffusant souvent la parole dominante qui fait fi de l'opinion de 90% de la population.

    À savoir que malgré la violence et les caillassages honteux que nous pouvons voir tous les samedis, les préoccupations des Gilets Jaunes sont encore massivement soutenues (plus de 70%), pas le mouvement lui-même, nuance donc.

    Je pense que chacun peut être maître du changement qu'il fusse petit, grand ou profond. Tous le monde doit faire des efforts. Nous sommes dans un pays qui nous offre des opportunités de croissance  et se plaindre - alors que nous vivons dans un endroit sûr, en sécurité par rapport à beaucoup d'autres pays, un lieu où le système éducatif et de la santé nous est offert (bien qu'inégalitaire également) - est totalement contre-productif.

    "Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister."

    Un peuple embourbé dans la morosité, aucunement rassemblé, ni uni, ne pourra jamais coexister, co-construire, collaborer dans tous les domaines de la vie.

    Un peuple qui fait de l'étranger, du croyant, du fonctionnaire ou du chef d'entreprise un bouc-émissaire, quelque soit le contexte ou les compréhensibles interrogations qu'on peut se poser, est un pays prostré et renfermé sur ses ténèbres et qui est digne de ne jamais connaître l'optimisme et la croissance. Ceux qui estiment que la violence et l'intolérance sont la solution aux problèmes ne méritent ni parole, ni reconnaissance mais ferme condamnation. La colère peut être compréhensible, mais pas la violence, que celle-ci émane des autorités publiques ou des manifestants dans le cas de la crise actuelle.

    En revanche, un peuple - quel que soit la classe sociale, la race ou la religion sur divers sujets – qui se remet en question et qui se dresse malgré tout pour son avenir est un pays qui atteint des choses hautement désirées.

    Mais, en étant tout à fait objectif et juste dans l'analyse, nous pouvons aussi dire que les dirigeants français et européens actuels ne prennent pas la mesure du chaos qui s'annonce encore dans les années à venir. Chez eux, la part de responsabilité est non négligeable.

    En effet, nous avons de l'autre côté un système élitiste qui n'a pas compris les réalités et les enjeux immenses que constituaient notre pays, si ce n'est se rapprocher des "relégués" seulement en période électorale (bien que justifié mais aussi révélateur d'intérêts purement politiques).

    Gilets Jaunes : Analyse et solutions

    Ce qui agace nos concitoyens :
    _ La demande des efforts aux contribuables sans savoir où va l'argent public
    _ Des réformes et/ou des lois censées dynamiser notre économie et nos finances publiques dont on ne voit pas les effets sur notre vie quotidienne
    _ Un chômage de masse avec un écart croissant des inégalités
    _ Une dette qui devient impossible à rembourser et qui conduit à une baisse des recettes publiques

    _ Les exigences de la commission européenne de plus en plus lourdes et pressantes

    Nous pouvons ajouter des privilèges accordés aux représentants de la Nation qui ne remplissent pas suffisamment leurs rôles, ou encore une arène politique qui devient une arène romanesque, ce qui fosse davantage le dialogue et la paix sociale au sein du pays. Et malgré une Constitution d'après-guerre, censée remettre de l'ordre dans notre démocratie, elle se révèle aujourd'hui anachronique et de plus en plus lointaine des préoccupations. Le libéralisme économique, l'individualisme ou le conformisme ont bel et bien pris le dessus sur les aspects humains et sociétales que se doit de nous conférer nos institutions.

    En plus d'une technocratie bien ancrée, il y a la primauté des instances européennes par rapport à la Constitution depuis la fin des années 90, qui crée un libéralisme inégalitaire et destructeur par différents traités : Maastricht (1992) et Lisbonne (2008), considérés de plus en plus obsolètes et rigides avec la règle d'or budgétaire qui se base sur peu de choses véritables et n'étant que rarement respecté et atteignable. L'idée n'est pas de remettre en cause l'Europe ou d'en sortir, c'est une chance que de vivre dans un tel continent, mais il s'agit de pointer les dysfonctionnements de ses institutions qui ne touchent pas réellement en profondeur les plus de 500 millions d'habitants qui la constituent.

    Les inégalités (évasion fiscale, comptes offshores, optimisation en haut de l'échelle contre la violence de la précarité en bas) ainsi que le délitement des idéologies (progressisme, libéralisme, social-démocratie, extrémisme, éco-socialisme) n'ont jamais été aussi marqués pour un continent prônant la paix, la liberté, l'égalité, la justice et les droits de l'Homme. Aujourd'hui, avec les élections européennes, on peut se poser la question de l'efficacité réelle du parlement européen dans la vie des Européens si ce n'est débattre et voter des normes et des règlements qui s'ajoutent dans une longue liste complexe et inutile.

    La présidence Macron est, je pense, révélateur de la déconnexion profonde d'une élite « savante » (à défaut d'amateurisme) contre un peuple qui demande à être entendu et à être acteur du changement. Le manque d'empathie caractérisé par un comportement irresponsable venant de l'exécutif est ce qui tuera notre démocratie. Ce n'est pas en répondant par des petites phrases assassines et par de l'extrême "fermeté" (l'armée dans une manifestation, qui l'aurait cru en France?) que l'on calmera une souffrance généralisée. En répondant par de l'autoritarisme, ce sera le meilleur moyen de ramener les ténèbres de l'égoïsme destructeur, comme ce fut exactement le cas au Brésil, aux États-Unis, en Allemagne ou en Italie par le raz-le-bol général de l’Establishment. Les répercussions d'une mauvaise politique teintée d'inefficacité et surtout d'immaturité politique ne font qu'aggraver le climat de guerre civile que beaucoup d'observateurs dans le monde n'hésitent plus à évoquer pour la France. Ce qui se passe depuis plusieurs mois est insurrectionnel ce qui donne lieu à une résurrection du populisme et de la démagogie venant de l'extrême-droite et même de l'ultra-droite qui remontent dangereusement dans les sondages.

    L'idée du grand débat lancé par le président de la République est une idée qui ne résoudra pas le bourbier actuel même si cela fait participer les gens à la vie de cité. Nous savons tous pertinemment que le gouvernement continuera à garder un cap  toujours aussi libéral en tenant seulement compte des doléances qui feront avancer sa politique déjà massivement rejetée.

    ***

    Il s'agit d'une analyse plutôt sombre mais la vérité et l'objectivité doivent être de mise dans pareille situation.

    Il faut maintenant dégager des solutions et cela passe par 2 axes qui me semblent primordiaux pour corriger les tensions sociétales et les préoccupations éclectiques des Gilets Jaunes :

    1) La redistribution des richesses (axe le plus important) :

    _ Créer un système d'imposition composé d'une dizaine branches afin que tous les actifs occupés (étudiants, chômeurs et retraités ne sont pas concernés) puissent payer des impôts selon leurs moyens (même à l'euro symbolique) et participer à la croissance économique du pays en redistribuant aux plus démunis. Pour les plus fortunés, il s'agira de créer un impôt qui servira au développement des petites et moyennes entreprises qui eux créent au moins 70% de la richesse du pays et non plus un impôt sur la fortune sans contrepartie. Pour combler l'impôt généralisé, ce qui est aussi nécessaire est l'allègement voire la suppression de charges sociales et de taxes dénuées de sens pour libérer les entreprises, les commerces et les contribuables de la complexité administrative et fiscale qui brise les initiatives et l'envie de contribuer à la vie économique du pays. Donc l'idée n'est que de payer des impôts et en même temps instaurer une taxe sur la valeur ajoutée à taux zéro sur l'ensemble des produits de premières nécessités.

    _ S'attaquer à la gabegie de l'argent public.  Cela passe par: une baisse conséquente des effectifs dans les cabinets ministériels et parlementaires, une réduction drastique des avantages et autres privilèges en nature et d'un meilleur contrôle de l'utilisation des deniers publics dans les collectivités territoriales. S'il s'avère qu'il y ait des abus dans nos institutions et que les représentants de la Nation ne respecte pas les objectifs et les efforts fixés, l'État sanctionnera.

    Avec l'argent récolté (qui peuvent atteindre des milliards d'euros d'économies), l'État aura de quoi mieux assurer la redistribution, développer et améliorer les infrastructures et les services publics, et enfin relancer la consommation. Celle-ci augmentera la production et le niveau d'emploi. Le résultat final c'est la croissance et un meilleur contrôle de nos finances publiques sans oublier l'assainissement de la dette.

    2) La réforme des institutions nationales et européennes :

    Si on veut rapprocher les citoyens des décisions politiques nous devons passer par des codes moraux d'envergure :

    _  Nous devons alléger nos Constitutions et laisser place au pouvoir dans les collectivités locales (surtout en milieu rural) en faisant participer directement les citoyens aux décisions.

    • Nous devons alléger notre Constitution en supprimant rigoureusement et objectivement des textes législatifs hors d'usage et qui ne répondent plus aux préoccupations actuelles. Cela serait fait par des constitutionnalistes et un ensemble d'experts ou de spécialistes des questions sociétales.
    • Nous devons aller plus loin sur la réforme de la décentralisation de 1982 et de la déconcentration de 2004 qui ont donné plus de pouvoir aux collectivités locales, plus proches des besoins de la population. Par exemple, accroître le pouvoir des conseils municipaux et régionaux surtout en milieu rural en introduisant les doléances des citoyens. La démocratisation des budgets participatifs (comme c'est déjà le cas dans les grandes villes) seraient un excellent moyen de faire avancer une collectivité locale.

     

    _  Le pouvoir des lobbys dans les assemblées formellement contrôlé voire interdit : cela mène à des conflits d'intérêts masqués et à un manque de transparence et d'honnêteté quant à la votation des lois et l'application des réformes. S'attaquer aux lobbys est légitime quand on voit la défiance grandissante des citoyens par rapport à leurs élus

     

    Obliger les parlementaires à être présent à des séances plénières pour faire vivre la démocratie sous peine de fortes sanctions, sauf en cas de force majeur et imprévisible, en plus de baisser significativement les rémunérations et les avantages accordés dans le but de connecter le train de vie des élites à la vie réelle. Nous avons vu en 2017 avec certaines affaires d'emplois fictifs que certains responsables politiques abusaient parfois de leur rôle en s'octroyant les deniers publics. On ne peut plus dire aux Français de faire des efforts ou faire preuve de démagogie quand on ne respecte pas nous-mêmes les lois. De plus, il faut s'attaquer au cumul des mandats: un élu de la République se doit de respecter une seule parole et se concentrer sur une seule collectivité.

     

    Fusionner le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour que les citoyens volontaires et tirés au sort chaque année puissent participer aux décisions législatives et siéger. Cette fusion serait exclusivement liée à deux sujets majeurs : la justice sociale et le dérèglement climatique. Quant à l'Assemblée nationale, elle garderait son rôle sur des sujets tout aussi capitaux comme les pouvoirs régaliens ou encore l'international.

     

    _   L’ Europe doit lutter contre un libéralisme destructeur :

    • La règle d'or budgétaire étant inatteignable pour beaucoup de pays européens, celle-ci doit être fixé à 5% et non plus à la limite des 3% de déficits dépassés. C'est un objectif trop contraignant et trop complexe dont des millions d'Européens peinent à saisir l'objectif d'une règle illégitime. Un État européen qui se voit infliger des sanctions pécuniaires car il ne respecte pas cet objectif est profondément injuste et injustifiable.
    • Les traités de Maastricht et surtout de Lisbonne doivent être renégociés, par rapport à la maîtrise du budget des administrations / États et à la remise en cause d'un remboursement de la dette qui est objectivement impossible à rembourser. Ces traités décroissent considérablement la souveraineté des États au profit d'une structuration des institutions européennes pour renforcer la monnaie unique et donc le libéralisme économique sans le progressisme qui tend vers l'humain et le social; les dirigeants européens gagneraient à observer la tendance qui tourne à la faveur des extrêmes... N'ont-ils pas compris qu'en 2005, la Constitution européenne a été massivement rejetés ? 
    • Le rôle du Parlement européen doit être revu. La commission européenne fait obstacle aux prises de décisions des parlementaires, là aussi influencés par des lobbys qu'il faudrait interdire.
    • L'Europe, pour harmoniser ses traités, doit impérativement lutter contre l'évasion fiscale qui n'est en aucun cas de l'optimisation fiscale ! Le continent a un arsenal juridique solide pour lutter contre des organisations qui ne respectent pas leurs devoirs à l'imposition. C'est non seulement de l'irrespect contre le fisc et les textes juridiques (DDHC, Constitution, Code de l'impôt..) mais aussi contre les clients et consommateurs qui font marcher l'économie des États européens.

     

    Méditons sur le cas du BREXIT. Si nous voulons savoir pourquoi la Grande-Bretagne a décidé de quitter l'Europe c'est bien à cause des problématiques évoquées plus haut, à savoir la perte de souveraineté, sans doute à cause d'une technocratie obsédée par sa vision de surpuissance (traités), et d'un manque de confiance flagrant des élites politiques et financiers au niveau national. Je crains donc une montée en puissance de l'extrémisme et de la démagogie en plus d'une réduction de libertés publiques.

    En libérant les initiatives et en supprimant un ensemble de comportements irresponsables ainsi que de normes et de règlements dénués de crédibilité et qui ne font que fausser la réalité du terrain, la démocratie participative s'avère plus que jamais urgente.

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